Droits en fin de vie en France

Last verified:

Source : Code de la santé publique, articles L1110-5 à L1110-12 ; Loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016

Rédigé en langage simple pour une compréhension générale. Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil juridique. Basé sur les textes de loi et sources officielles françaises. Chaque article est relu pour en garantir l'exactitude avant publication. Notre processus éditorial

Droit national français

De quoi s'agit-il ?

La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 a réécrit les droits des patients en fin de vie après les débats déchirants des années 2000 (affaires Vincent Humbert, Vincent Lambert). Le texte interdit clairement l'obstination déraisonnable — qu'on appelait avant « acharnement thérapeutique » — : un traitement ne doit pas être poursuivi s'il n'a d'autre effet que le maintien artificiel de la vie sans bénéfice réel pour le patient.

Pour les souffrances que la médecine ne sait plus apaiser, la loi a créé la sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès. Tout patient atteint d'une affection grave et incurable peut la demander, à condition que sa souffrance soit réfractaire aux traitements ou que sa décision d'arrêter un traitement engage son pronostic vital à court terme. C'est différent de l'euthanasie active, qui reste interdite en France à ce jour — un débat qui revient régulièrement au Parlement.

Les directives anticipées sont l'outil le plus puissant pour faire respecter votre volonté quand vous ne pourrez plus l'exprimer. Tout majeur peut en rédiger : un simple document daté et signé suffit. Et depuis la loi de 2016, elles sont contraignantes pour le médecin — il doit les respecter, sauf urgence vitale ou inadéquation manifeste. Le mieux : les enregistrer dans Mon Espace Santé pour qu'elles soient retrouvées même si vous arrivez inconscient à l'hôpital. À coupler avec la désignation d'une personne de confiance, qui parlera en votre nom le moment venu.

Quand est-ce applicable ?

  • Vous êtes atteint(e) d'une maladie grave et incurable à un stade avancé ou terminal.
  • Vous souhaitez exprimer vos volontés de fin de vie à l'avance, même si vous êtes en bonne santé aujourd'hui.
  • Un proche est en fin de vie et vous êtes personne de confiance ou membre de la famille.
  • Vous estimez que les soins prodigués relèvent de l'obstination déraisonnable.

Que faire si vous souhaitez exprimer vos volontés de fin de vie ou si un proche est en soins palliatifs ?

  • Rédigez vos directives anticipées — un simple document écrit, daté et signé suffit. Vous pouvez les modifier ou les révoquer à tout moment.
  • Enregistrez-les sur Mon Espace Santé (monespacesante.fr) pour qu'elles soient facilement accessibles par les professionnels de santé.
  • Désignez une personne de confiance — elle sera consultée en priorité si vous ne pouvez plus exprimer vos volontés.
  • Parlez de vos souhaits avec votre médecin traitant et vos proches — cela facilite la prise de décision le moment venu.
  • Contactez une équipe de soins palliatifs si vous ou un proche êtes en fin de vie — elle prend en charge la douleur et accompagne le patient et sa famille.

Ce qu'il ne faut PAS faire

  • Ne confondez pas sédation profonde et euthanasie — l'euthanasie active reste interdite en France à ce jour.
  • Ne gardez pas vos directives anticipées uniquement chez vous — enregistrez-les en ligne ou confiez-les à votre personne de confiance et à votre médecin.
  • Ne pensez pas que seules les personnes malades peuvent rédiger des directives anticipées — tout majeur peut le faire à titre préventif.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie ?

La loi Claeys-Leonetti de 2016 encadre les droits des patients en fin de vie. Elle interdit l'obstination déraisonnable (anciennement acharnement thérapeutique) : les traitements ne doivent pas être poursuivis s'ils n'ont d'autre effet que le maintien artificiel de la vie. Tout patient atteint d'une affection grave et incurable peut demander la sédation profonde et continue jusqu'au décès si sa souffrance est réfractaire.

Comment rédiger des directives anticipées en France ?

Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées : un document écrit, daté et signé suffit. Vous pouvez les modifier ou révoquer à tout moment. Enregistrez-les sur Mon Espace Santé (monespacesante.fr) pour qu'elles soient facilement accessibles. Elles sont contraignantes : le médecin doit les respecter, sauf urgence vitale ou si elles apparaissent manifestement inappropriées. Vous n'avez pas besoin d'être malade pour les rédiger.

Quelle est la différence entre sédation profonde et euthanasie ?

L'euthanasie active reste interdite en France à ce jour. La sédation profonde et continue jusqu'au décès, elle, est autorisée pour les patients atteints d'une affection grave et incurable dont la souffrance est réfractaire aux traitements, ou dont la décision d'arrêter un traitement engage le pronostic vital à court terme. Parlez de vos souhaits avec votre médecin et vos proches. Les équipes de soins palliatifs prennent en charge la douleur.

Quand est-ce applicable — droits en fin de vie ?

Vous êtes atteint(e) d'une maladie grave et incurable à un stade avancé ou terminal.Vous souhaitez exprimer vos volontés de fin de vie à l'avance, même si vous êtes en bonne santé aujourd'hui.Un proche est en fin de vie et vous êtes personne de confiance ou membre de la famille.Vous estimez que les soins prodigués relèvent de l'obstination déraisonnable.

Que dois-je faire si je veux m'assurer que mes souhaits médicaux seront respectés si je ne peux plus m'exprimer ?

Rédigez vos directives anticipées — un simple document écrit, daté et signé suffit. Vous pouvez les modifier ou les révoquer à tout moment.Enregistrez-les sur Mon Espace Santé (monespacesante.fr) pour qu'elles soient facilement accessibles par les professionnels de santé.Désignez une personne de confiance — elle sera consultée en priorité si vous ne pouvez plus exprimer vos volontés.Parlez de vos souhaits avec votre médecin traitant et vos proches — cela facilite la prise de décision le moment venu.Contactez une équipe de soins palliatifs si vous ou un proche êtes en fin de vie — elle prend en...

Ce qu'il ne faut PAS faire — droits en fin de vie ?

Ne confondez pas sédation profonde et euthanasie — l'euthanasie active reste interdite en France à ce jour.Ne gardez pas vos directives anticipées uniquement chez vous — enregistrez-les en ligne ou confiez-les à votre personne de confiance et à votre médecin.Ne pensez pas que seules les personnes malades peuvent rédiger des directives anticipées — tout majeur peut le faire à titre préventif.

You came here to know your rights — help someone else know theirs.

Support This Mission