Heures supplémentaires en France

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Source : Code du travail, articles L3121-27 à L3121-40

Rédigé en langage simple pour une compréhension générale. Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil juridique. Basé sur les textes de loi et sources officielles françaises. Chaque article est relu pour en garantir l'exactitude avant publication. Notre processus éditorial

Droit national français

De quoi s'agit-il ?

Trois chiffres à garder en tête : 35, 25 %, 50 %.

La durée légale est de 35 heures par semaine depuis la loi Aubry de 2000. Tout ce que vous travaillez au-delà est une heure supplémentaire — payée davantage, ou compensée par un repos équivalent. La majoration de droit commun est de 25 % pour les 8 premières heures (de la 36ᵉ à la 43ᵉ), puis 50 % au-delà. Un accord d'entreprise ou de branche peut négocier un taux différent depuis les ordonnances Macron de 2017, sans jamais descendre sous le plancher de 10 %.

Au-dessus, des plafonds durs : 10 heures par jour, 48 heures par semaine, et une moyenne de 44 heures sur 12 semaines glissantes. Les dérogations existent (autorisation administrative, surcroît exceptionnel) mais elles sont l'exception, pas la règle. Le contingent annuel par défaut est de 220 heures ; au-delà, l'employeur doit consulter le CSE et déclencher une contrepartie obligatoire en repos.

Le terrain raconte une autre histoire. Heures glissées « pour boucler le projet », messageries pro consultées le soir, forfaits jours mal cadrés : la Cour de cassation rappelle régulièrement que la charge de la preuve sur les heures travaillées est partagée entre l'employeur et le salarié — votre journal personnel pèse autant que le badgeage.

Quand est-ce applicable ?

  • Vous êtes salarié à temps plein et vous franchissez 35 heures dans la semaine.
  • Si vous êtes à temps partiel, les heures au-delà de votre contrat s'appellent « heures complémentaires » : majoration de 10 % minimum, plafonnée à 1/3 de l'horaire contractuel.
  • Les cadres au forfait jours jouent dans une autre catégorie : pas de décompte horaire, mais un plafond de 218 jours travaillés par an, et un suivi de la charge de travail que beaucoup d'entreprises bâclent.
  • Le contingent annuel d'heures supplémentaires reste à 220 heures sauf accord collectif différent — un point souvent négocié à la hausse dans le BTP, l'hôtellerie-restauration ou la grande distribution.

Que faire si votre employeur ne paie pas vos heures supplémentaires ?

L'erreur la plus fréquente : se reposer sur le décompte de l'employeur. C'est précisément ce que les juges refusent depuis plusieurs arrêts récents — vos propres traces comptent.

  • Tenez votre propre relevé chaque jour : arrivée, départ, pauses. Une simple note Apple ou Google Calendar fait l'affaire ; les e-mails envoyés tard le soir aussi.
  • Lisez votre bulletin de paie ligne par ligne. Les heures supplémentaires doivent apparaître avec leur taux (25 % ou 50 %), pas fondues dans une « prime de performance ».
  • Si elles manquent, écrivez à votre employeur par e-mail ou recommandé en joignant votre décompte. Demandez une régularisation chiffrée.
  • Sans suite, signalez à l'inspection du travail (DREETS) ou saisissez les prud'hommes — vous avez 3 ans pour agir, comme pour le SMIC.
  • Bonus fiscal : depuis 2019, les heures supplémentaires sont exonérées de cotisations salariales et défiscalisées dans la limite de 7 500 € par an. Vérifiez que c'est bien appliqué.

Ce qu'il ne faut PAS faire

  • Ne travaillez pas « gratuitement ». Une heure faite est une heure due — la loi vous protège même si la culture maison dit le contraire.
  • N'acceptez pas que les heures sup soient « noyées » dans le salaire de base sans majoration. La forfaitisation des heures supplémentaires existe, mais elle suit des règles précises (mention au contrat, justification du forfait).
  • Ne dépassez pas les plafonds (10 h/jour, 48 h/semaine) « pour rendre service » — c'est la responsabilité pénale de votre employeur que vous engagez en même temps que votre santé.
  • Ne jetez pas vos plannings. Au moindre litige, ce sont eux qui font basculer un dossier.

Questions fréquentes

Quelle est la majoration pour les heures supplémentaires en France ?

La majoration est de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36e à la 43e heure) et de 50 % au-delà. Un accord de branche ou d'entreprise peut fixer un taux différent, mais jamais inférieur à 10 %. Les heures supplémentaires sont exonérées de cotisations salariales et d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an.

Quelle est la durée maximale de travail autorisée par semaine ?

La durée maximale de travail est de 48 heures par semaine (ou 44 heures en moyenne sur 12 semaines). Votre employeur ne peut pas vous imposer plus de 10 heures par jour sauf dérogation exceptionnelle. Le contingent annuel d'heures supplémentaires est fixé à 220 heures par an par défaut, sauf accord collectif différent.

Comment prouver mes heures supplémentaires en cas de litige ?

Notez vos heures de travail chaque jour (arrivée, départ, pauses) dans un carnet ou une application. Vérifiez votre bulletin de paie : les heures supplémentaires doivent y figurer avec le taux de majoration. Demandez une régularisation par écrit à votre employeur ; en cas de refus, contactez l'inspection du travail ou saisissez le conseil de prud'hommes.

Quand est-ce applicable — heures supplémentaires ?

Vous êtes salarié à temps plein et vous franchissez 35 heures dans la semaine.Si vous êtes à temps partiel, les heures au-delà de votre contrat s'appellent « heures complémentaires » : majoration de 10 % minimum, plafonnée à 1/3 de l'horaire contractuel.Les cadres au forfait jours jouent dans une autre catégorie : pas de décompte horaire, mais un plafond de 218 jours travaillés par an, et un suivi de la charge de travail que beaucoup d'entreprises bâclent.Le contingent annuel d'heures supplémentaires reste à 220 heures sauf accord collectif différent — un point souvent négocié à la hausse dans...

Que dois-je faire si mon employeur refuse de payer mes heures supplémentaires ?

L'erreur la plus fréquente : se reposer sur le décompte de l'employeur. C'est précisément ce que les juges refusent depuis plusieurs arrêts récents — vos propres traces comptent.Tenez votre propre relevé chaque jour : arrivée, départ, pauses. Une simple note Apple ou Google Calendar fait l'affaire ; les e-mails envoyés tard le soir aussi.Lisez votre bulletin de paie ligne par ligne. Les heures supplémentaires doivent apparaître avec leur taux (25 % ou 50 %), pas fondues dans une « prime de performance ».Si elles manquent, écrivez à votre employeur par e-mail ou recommandé en joignant votre déc...

Ce qu'il ne faut PAS faire — heures supplémentaires ?

Ne travaillez pas « gratuitement ». Une heure faite est une heure due — la loi vous protège même si la culture maison dit le contraire.N'acceptez pas que les heures sup soient « noyées » dans le salaire de base sans majoration. La forfaitisation des heures supplémentaires existe, mais elle suit des règles précises (mention au contrat, justification du forfait).Ne dépassez pas les plafonds (10 h/jour, 48 h/semaine) « pour rendre service » — c'est la responsabilité pénale de votre employeur que vous engagez en même temps que votre santé.Ne jetez pas vos plannings. Au moindre litige, ce sont eux...

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