Violences policières en France (Guide Juridique 2026) — Règles et Exigences

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Source : Code de procédure pénale, articles 53 et 75 ; Loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 relative au Défenseur des droits ; Décret n° 2013-784 du 28 août 2013 (IGPN)

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Rédigé en langage simple pour une compréhension générale. Ce contenu est éducatif et ne constitue pas un conseil juridique. Basé sur les textes de loi et sources officielles françaises. Chaque article est relu pour en garantir l'exactitude avant publication. Notre processus éditorial

Droit national français

De quoi s'agit-il ?

Trois autorités distinctes peuvent être saisies en cas de comportement policier abusif ou de violences :

  • IGPN (Inspection générale de la Police nationale) — la « police des polices », compétente pour les fonctionnaires de la Police nationale. Saisine en ligne via la plateforme de signalement IGPN sur le site du ministère de l'Intérieur.
  • IGGN (Inspection générale de la Gendarmerie nationale) — équivalent pour les militaires de la gendarmerie. Saisine via la plateforme dédiée du ministère.
  • Défenseur des droits — autorité constitutionnelle indépendante, compétente pour la déontologie de la sécurité (article 71-1 de la Constitution ; loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011). Saisine gratuite, anonyme possible, par voie postale, en ligne sur defenseurdesdroits.fr, ou via un délégué territorial.

En cas de décès ou de blessure grave imputable à un agent dans l'exercice de ses fonctions, le parquet ouvre obligatoirement une enquête judiciaire (article 53 et 75 du Code de procédure pénale) qui peut être confiée à l'IGPN / IGGN.

Distincts mais cumulables : plainte pénale contre l'agent et action en responsabilité de l'État devant le juge administratif pour faute personnelle ou faute de service.

Quand est-ce applicable ?

Saisine ouverte à toute personne en France — citoyenne, étrangère, en situation irrégulière :

  • Violences physiques imputées à un agent de police, de gendarmerie, ou de police municipale.
  • Insultes, discrimination, harcèlement par un agent.
  • Refus d'enregistrer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie (en violation de l'article 15-3 CPP).
  • Usage disproportionné d'une arme intermédiaire (LBD, gaz lacrymogène, taser) ou d'une technique d'immobilisation.
  • Décès ou blessure grave survenu dans le cadre d'une interpellation ou en garde à vue.

Que faire après des violences policières en France

Les délais courent dès l'événement. Documentez d'abord, signalez ensuite — en parallèle sur les trois canaux.

  • Consultez un médecin sans délai et demandez un certificat médical initial détaillant chaque blessure avec ITT (incapacité totale de travail). C'est la pièce maîtresse.
  • Conservez tous les éléments : noms de témoins, vidéos / photos, numéro RIO (Référentiel des Identités et de l'Organisation) figurant sur l'uniforme, plaque d'immatriculation du véhicule de police.
  • Saisissez l'IGPN ou l'IGGN via la plateforme en ligne (interieur.gouv.fr → IGPN / IGGN signalement).
  • Saisissez en parallèle le Défenseur des droits par formulaire en ligne. C'est une autorité différente, indépendante du ministère, avec un mandat plus large.
  • Portez plainte pénale au procureur de la République — par lettre recommandée au procureur du TGI compétent — sur le fondement des articles 222-7 à 222-13 du Code pénal (violences). Plainte avec constitution de partie civile possible.
  • Engagez une action en responsabilité administrative contre l'État devant le tribunal administratif pour faute de service. Délai de prescription : 4 ans à compter de l'événement.
  • Pour un accompagnement : ADP (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture / ACAT-France), Défense des Droits de l'Enfant, et associations spécialisées.

Ce qu'il ne faut PAS faire

  • Ne ratifiez aucun procès-verbal sans le relire ligne à ligne. Les PV signés contiennent souvent un récit minimisant.
  • Ne refusez pas l'examen médical en garde à vue. C'est votre principale source de preuve médico-légale.
  • Ne tardez pas. La prescription de l'action publique pour les violences est de 6 ans (délit) ; mais l'enquête est beaucoup plus efficace dans les premiers jours.
  • Ne diffusez pas les vidéos sur les réseaux sociaux avant la plainte. Vous pourriez compliquer l'instruction et exposer les témoins.
  • Ne renoncez pas si la première saisine n'aboutit pas. Le Défenseur des droits, l'IGPN et le procureur peuvent être saisis cumulativement.

Questions fréquentes

What is the violences policières — igpn, iggn et défenseur des droits right in France?

Trois autorités distinctes peuvent être saisies en cas de comportement policier abusif ou de violences :IGPN (Inspection générale de la Police nationale) — la « police des polices », compétente pour les fonctionnaires de la Police nationale. Saisine en ligne via la plateforme de signalement IGPN sur le site du ministère de l'Intérieur.IGGN (Inspection générale de la Gendarmerie nationale) — équivalent pour les militaires de la gendarmerie. Saisine via la plateforme dédiée du ministère.Défenseur des droits — autorité constitutionnelle indépendante, compétente pour la déontologie de la sécurité...

Quand est-ce applicable — violences policières — igpn, iggn et défenseur des droits ?

Saisine ouverte à toute personne en France — citoyenne, étrangère, en situation irrégulière :Violences physiques imputées à un agent de police, de gendarmerie, ou de police municipale.Insultes, discrimination, harcèlement par un agent.Refus d'enregistrer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie (en violation de l'article 15-3 CPP).Usage disproportionné d'une arme intermédiaire (LBD, gaz lacrymogène, taser) ou d'une technique d'immobilisation.Décès ou blessure grave survenu dans le cadre d'une interpellation ou en garde à vue.

Comment porter plainte contre un policier ou un gendarme en France ?

Les délais courent dès l'événement. Documentez d'abord, signalez ensuite — en parallèle sur les trois canaux.Consultez un médecin sans délai et demandez un certificat médical initial détaillant chaque blessure avec ITT (incapacité totale de travail). C'est la pièce maîtresse.Conservez tous les éléments : noms de témoins, vidéos / photos, numéro RIO (Référentiel des Identités et de l'Organisation) figurant sur l'uniforme, plaque d'immatriculation du véhicule de police.Saisissez l'IGPN ou l'IGGN via la plateforme en ligne (interieur.gouv.fr → IGPN / IGGN signalement).Saisissez en parallèle le...

Ce qu'il ne faut PAS faire — violences policières — igpn, iggn et défenseur des droits ?

Ne ratifiez aucun procès-verbal sans le relire ligne à ligne. Les PV signés contiennent souvent un récit minimisant.Ne refusez pas l'examen médical en garde à vue. C'est votre principale source de preuve médico-légale.Ne tardez pas. La prescription de l'action publique pour les violences est de 6 ans (délit) ; mais l'enquête est beaucoup plus efficace dans les premiers jours.Ne diffusez pas les vidéos sur les réseaux sociaux avant la plainte. Vous pourriez compliquer l'instruction et exposer les témoins.Ne renoncez pas si la première saisine n'aboutit pas. Le Défenseur des droits, l'IGPN et...

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